LE RÉCAPITULATIF DES DIFFÉRENTES COMMÉMORATIONS ET RETROUVAILLES DU TORPILLEUR T24

 

Recherche faite par Manfred Kühn

LE RÉCAPITULATIF DES DIFFÉRENTES COMMÉMORATIONS ET RETROUVAILLES DU TORPILLEUR T24

1973 – La 1ère initiative de rencontre des anciens marins du T24 est prise par trois copains: Josef Küpper, Hans Offizier et mon père Alfred Kühn.

1974 – La 1ère rencontre pour le 30ème anniversaire des rescapés du destroyer canadien HMCS Athabaskan GO7 – coulé par le torpilleur allemand (T24) et dont l’équipage sauva 48 rescapés canadiens, dans la nuit du 29 avril 1944. La délégation canadienne était représentée par 69 personnes. La délégation allemande était représentée par 3 personnes.

1977 – Le 25 juin 1977: commémoration au cimetière militaire de Berneuil (Charente-Maritime).

1979 – Le 24 août 1979: commémoration au cimetière militaire de Berneuil (Charente-Maritime) avec la présence de 14 marins du T24.

1980 – Les 20 et 21 septembre 1980 : les retrouvailles de 48 marins à Budingen en Allemagne, et une commémoration le 18 novembre 1980 au cimetière militaire de Berneuil (Charente-Maritime) avec la participation uniquement de mon père.

1982 – Les 4 et 5 septembre 1982 : les 5èmes retrouvailles avec la participation de 45 marins à Budingen en Allemagne. Le 14 novembre 1982: commémoration au cimetière militaire de Berneuil (Charente-Maritime) avec la participation uniquement de mon père.

1984 – La 2ème rencontre pour le 40ème anniversaire des rescapés du destroyer canadien HMCS Athabaskan GO7, du 23 avril au 8 mai 1984 avec les marins du T24. 7ème rencontre des marins du T24 à Kiel le 25 août 1984 avec 36 participants. Du 23 au 30 juin 1984: commémoration au cimetière militaire de Berneuil (Charente-Maritime) avec 41 participants.

1985 – Le 27 avril 1985: cérémonie franco-canadienne en souvenir des 59 marins échoués sur les plages et inhumés au cimetière de Plouescat. Le 23 et 24 août 1985:  Rencontre de 35 marins à Budingen en Allemagne.

1986 – Le 6 mai 1986 à Brignogan-Plage le souvenir de l’Athabaskan. Le 6 mai 1986 Landéda se souvient du naufrage de l’Athabaskan. Le 6 mai 1986 visite de la Royal Navy et la suite du paragraphe. Le 17 au 19 mai 1986: rencontre de 23 marins à Budingen en Allemagne.

1987 – Le 22 et 23 août 1987: rencontre de 37 marins à Budingen en Allemagne et en France du 18 au 24 juin 1987 pour le 20ème anniversaire de l’inauguration du cimetière militaire allemand de Berneuil (Charente-Maritime).

 


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Die Reise in die Vergangenheit von Alfred Kühn – Kapitel 6

Ein Kampagnenplakat, mit dem 1949-1950 in Frankreich nach Arbeitskräften gesucht wurde. In dieser Zeit wurde mein Vater bei den Kohlebergwerken angestellt.

Carte postal premier ouvrier de France

Ein Bergmann werden
erster Arbeitnehmer in Frankreich

1979 ging mein Vater in den Vorruhestand.

Nach dem Tod meiner Grossmutter Brangier am 3. April 1979, übernahm meine Mutter 1980 in Absprache mit ihrer Familie und mit der finanziellen Unterstützung meines Vaters das Haus in Carbon-Blanc.

Im Januar 1986 schenkten uns unsere Eltern dieses Haus. Der älteste Teil des Hauses, bereits 1924 erbaut, wurde mir zugeschrieben. Den anderen Teil, eine ehemalige Scheune, die von unserer Großmutter 1963-1965 in ein Haus umgebaut worden war, erhielt meine Schwester.

Nach 8 Jahren im Vorruhestand starb mein Vater am 21. Dezember 1987, als er gerade sein Auto zur Reparatur in die Werkstatt bringen wollte, an einem Herzinfarkt im Verkehr von Bordeaux. Er hatte 64 und ein halbes Jahr gelebt, davon 4 Kriegsjahre (1939-1945) und 44,5 Jahre als Arbeiter.

Die Aktivitäten, denen er außerhalb seiner Arbeit nachging, waren :

Fotografieren und Entwickeln von Schwarz-Weiß-Fotografien.

Als wir von 1950 bis 1958 in l’Hôpital nahe der lothringisch-deutschen Grenze lebten, gehörte er einer Vereinigung an, die sich “die Y.M.C.A.-Gruppe von l’Hôpital” nannte (die Gruppe entspricht dem christlichen Verein junger Männer CVJM in Deutschland). In dieser Gruppe war mein Vater für die Betreuung von Deutschen zuständig, die sich in der Region niederlassen oder nach Deutschland zurückkehren wollten. Dazu arbeitete er eng mit dem deutschen Konsulat in Nancy zusammen. Er kümmerte sich um die Beschaffung von Verwaltungsunterlagen für Deutsche, die in ihre Heimat zurück wollten.

YMCA 2 1951

Vorderseite der YMCA-Mitgliedskarte, die oben beschrieben ist.

YMCA Kuhn 1951 A

Rückseite des YMCA-Mitgliedsausweises.

YMCA L'Hopital A Kuhn

Mein Vater überreicht den YMCA- Wimpel.

Während der Zeit, die er in Carbon-Blanc lebte, arbeitete er mit dem deutschen Konsulat in Bordeaux zusammen, um ehemalige Marinekameraden ausfindig zu machen, um ein Treffen in Bordeaux organisieren zu können.

Er veranlasste, dass der Kriegsgräberfriedhof von Berneuil in der Charente Maritime saniert wurde. Mit Unterstützung der umliegenden Gemeinden wurde dort ein Mahnmal zum Andenken an die in der Aquitaine und an den Stränden des Médoc verstorbenen Kameraden errichtet.

Da er 1944 an der Bergung kanadischer Seeleute beteiligt war, schloss er sich nach dem Krieg der Gesellschaft der Rettungsschwimmer der Gironde an. Er erhielt 1975 die Silbermedaille Nr. 82.137 B für seine Rettungseinsätze unter Lebensgefahr. Als aktives Mitglied der Gesellschaft wurde er zum Leiter der historischen Abteilung der Gesellschaft ernannt und recherchierte ihre Geschichte zurück bis ins Jahr 1879. Das Gründungsjahr der Gesellschaft war übrigens 1853. Im Jahr 1974 wurde er eingeladen, an der franko-kanadischen Gedenkfeier zum 30. Jahrestag des Untergangs der Athabaskan teilzunehmen. Die kanadischen Behörden verliehen ihm am 29. April 1974 die Allgemeine Lebensrettungsmedaille, die höchste humanitäre Auszeichnung, für seinen Einsatz bei der Rettung von schiffbrüchigen Matrosen der Athabaskan.

Über den Namen KÜHN:

Die Forschung zeigt, dass der Name Kühn sich von dem deutschen Wort Kunrat herleitet. Kühn ist die Verkleinerungsform von Kunrat (kühn und Berater) und bedeutet: jemand, der kühn oder feurig ist.

Einige Informationen zu den Kirchenbüchern

Ursprünglich führte der katholische Klerus Register der katholischen Taufen, um sicherzustellen, dass Personen, die kirchliche Unterstützung beantragten, volljährig waren. Das älteste Register ist das von GINRY (1303) im heutigen Departement Saône-et-Loire, im damaligen Herzogtum Burgund gelegen. Der Pfarrer notierte die Beträge, die er für Eheschließungen und Beerdigungen erhielt, aber er trug auch die Namen von Armen ein, denen die Sakramente unentgeltlich gespendet wurden. Diese Kirchenbücher können als das erste in Frankreich geschriebene Personenstandsregister angesehen werden. Um die Zugehörigkeit der Familien zur katholischen Konfession zu dokumentieren, ordnete die Kirche 1563 an, dass die Pfarrer ein Register für alle Eheschließungen, Taufen und Beerdigungen führen und aufbewahren sollten.

Im Jahr 1614 ordnete Papst Paul der V. die Verwendung vorgegebener Formulare an, die in Frankreich ab 1623 verwendet wurden. Ab 1736 wurden in allen Provinzen Frankreichs die katholischen Kirchenbücher in doppelter Ausführung geführt.

Épilogue – 28 décembre 1987

Discours funèbre pour les obsèques d’Alfred Kuhn du Président des Sauveteurs de la Gironde Pierre-Christian LANDRY.

 

Page 1 du discours funèbre de mon père

Page 2 du discour funèbre de mon père

Version texte

SAUVETEURS DE LA GIRONDE ET MÉDAILLÉS DU GOUVERNEMENT

Discours funèbre pour les obsèques de notre sociétaire et Ami Alfred KUHN

Ce lundi 28 décembre 1987 à 14 heures 45

Il est des circonstances douloureuses dans lesquelles il devient bien difficile et bien pénible de remplir son devoir; celui qui m’incombe en ce jour m’attriste profondément.

C’est en proie à une profonde émotion que je viens au nom des Sauveteurs de la Gironde, de la Charente, de la Vienne, de la Haute-Vienne, adresser un suprême adieu à l’Homme de Bien que la mort nous a ravi; car rien ne pouvait faire prévoir la fin prématurée d’un homme que nous étions si heureux de compter au nombre de nos plus affectionnés amis.

Il manque, ici, je le sais très intimement, quelques uns de ses anciens camarades qui auraient désiré être avec vous pour accompagner ALFRED à sa dernière demeure, mais empêchés par la distance qui les sépare de la commune, ils y sont par la pensée et par le cœur.

Il a plu à Dieu de rappeler à lui cette belle âme qui, durant son séjour ici-bas, a tout fait pour le bonheur de ses semblables.

Les éminentes et solides qualités de son caractère, sa nature franche et loyale lui avaient valu l’estime et la sympathie de tous.

Animé du noble désir de se dévouer à son pays d’adoption et à ses concitoyens, ALFRED faisait parti depuis de longues années du conseil d’administration de la Société des Sauveteurs de la Gironde.

Je me souviens encore la joie avec laquelle il accueillit sa nomination comme administrateur Directeur des Recherches Historiques de notre Société; il travaillait, alors, activement à la prospérité, à la grandeur de cette œuvre de haute portée sociale et historique. Il avait remonté son histoire jusqu’en 1879, la Société étant créée en 1853 sous le nom de Société d’Entraide Mutualiste des Sauveteurs. Mais, hélas! le destin ne lui a pas permis de réaliser tout son généreux programme.

Cependant, parlerai-je du Sauveteur, mais de l’Homme dont, avec ses proches, et plus que quiconque, je déplore l’absence? Je ne saurais pas tout dire de sa vie, honnête et laborieuse.

Ce qui est sûr, son affabilité et la sûreté de son jugement avaient su conquérir l’estime et la sympathie de chacun de ses supérieurs et du personnel tout entier.

– Né le 8 juin 1923 à LEIPZIG, d’une famille modeste mais foncièrement humaniste, il est élevé dans l’honneur et le respect d’autrui En fait, sur le banc des écoles, il a toujours été avec espièglerie un élève docile et travailleur.

À l’aube de se perfectionner, il est appelé, malheureusement comme tant d’autres, sous les drapeaux en 1940. Il rejoindra une unité prestigieuse de la marine dont elle n’aura pas à rougir,

– Nous non plus –

Son navire coule au large de la Gironde, de bon Soldat, ALFRED devient un Sauveteur exemplaire. Ne connaissant pas la devise des Sauveteurs de la Gironde et Médaillés du Gouvernement:

« Sauver ou Périr

Notre Âme à Dieu,

Notre Vie à nos semblables »

l’a met en pratique trente huit ans avant. Il sauve et ses camarades blessés ou mutilés, et de ses adversaires saignants ou brûlés versés dans cette Gironde inhospitalière jusqu’à épuisement total. Les autorités canadiennes lui décerneront le 29 avril 1944 la plus haute distinction humanitaire la médaille universelle de sauvetage.

– Après la guerre, par un heureux hasard, il rencontre sa future épouse. Ils se marient, un fils naît, puis une fille.

Il donne enfin la mesure de sa réelle valeur, dans l’Est de la France, travaillant 22 ans dans les houillères.

Revenu dans le pays de sa belle-famille, il met au service de ses nouveaux employeurs, un zèle et une application exemplaire.

Sans cesse à la recherche d’amélioration, se rapproche de Bordeaux. Se fixe à Carbon Blanc sur la terre de famille.

– La chance lui crée de remarquables rapports humains. Il entre ainsi dans la Société FORD dans laquelle il fait montre d’une remarquable efficacité, passionnément épris de ses responsabilités. ALFRED était à la veille de prévoir la réversibilité de la pension de retraite bien acquise.

–        En dehors de son travail, de ses responsabilités familiales, il se dévoue, partout où il est, auprès des ambassades; traducteur pour les uns, membre actif entreprenant des actions sociales, humanitaires tant pour les scolaires que les adultes, les recherches des disparus, et plus encore…

Il prenait part aux travaux de sa commune et aux relations de jumelage CARBON BLANC – GROSSOSTHEIM.

Il avait fait l’impossible pari de réhabilité le cimetière marin de BERNEUIL, en Charente, où fut édifié avec le concours des municipalités concernées et le conseil général, une stèle à la mémoire de ses frères d’armes morts en territoire aquitain et sur les plages du Médoc.

–        ALFRED entre à la Société des Sauveteurs de la Gironde et Médaillés du Gouvernement à titre de Sauveteur médaillé, reçoit la Médaille d’Argent n° 82. 137 B pour actes de Sauvetage et Dévouement Péril-Vie.

Que sa fidèle épouse qui a été admirable de dévouement depuis le premier jour de leur Amour, ses enfants et petits-enfants me permettent de leur exprimer, ici, non de vaines consolations, mais notre profonde et sincère sympathie.

Reposez en paix, mon cher ALFRED, l’œuvre a laquelle vous avez collaboré, avec toute l’ardeur d’une conviction sincère, accomplira fatalement son évolution vers cet idéal de fraternité et de solidarité européenne et internationale que vous avez rêvé de voir briller sur le monde, en apportant à 1’homme un peu plus de bien être, de justice, et de vérité: ” L’Homme, a dit l’écriture, ne meure pas tout entier, il laisse derrière lui la trace de ses vertus” .

Le Président des Sauveteurs de la Gironde

Médaillés du Gouvernement à un Ami

Pierre-Christian LANDRY

The Journey into the Past of Alfred Kühn – Chapter 6

A campaign poster where post-war France circa 1949-1950 was looking for labour. It was during this period that my father was hired in the coal mines.

Carte postal premier ouvrier de France

Become a minor
France’s first worker

In 1979, my father took early retirement.

In 1980, after the death of my grandmother Brangier on April 3, 1979, by mutual agreement of the family at the time of the succession, my mother, with the financial help of my father, inherited the house of Carbon-Blanc.

In January 1986, our parents donated this house to us. A part of the house, the oldest part, (built in 1924) was attributed to me, and the other part, the most recent one (a barn transformed into a house by our grandmother in 1963-1965) was attributed to my sister.

After 8 years of early retirement, on December 21, 1987, having taken his car for overhaul in Bordeaux, my father died of a cardiac arrest in one of the streets of Bordeaux. He had lived 64 years and a half on this Earth with 4 war years (Second World War 1939-1945) and 44 years and a half as a worker.

The activities he had outside of work were :

Photography and developing black and white photographs. When we lived in l’Hôpital from 1950 to 1958 he was part of an association called “the Y.M.C.A. group of l’Hôpital”. In this group my father was in charge of taking care of Germans who wanted to settle in the region or to return to Germany. He worked with the German consulate in Nancy. He was in charge of preparing administrative files for German emigrants.

YMCA 2 1951

Front side of the YMCA membership card which is listed in the paragraph above.

YMCA Kuhn 1951 A

Back of the YMCA membership card which is listed in the paragraph above.

YMCA L'Hopital A Kuhn

My father presents the YMCA association pennant.

Afterwards he worked with the German consulate in Bordeaux when he settled in Carbon-Blanc to search for his former navy buddies, whom he managed to bring to Bordeaux for a reunion.

He had the Berneuil marine cemetery in Charente Maritime rehabilitated, where, with the help of the municipalities, a stele was erected in memory of his brothers in arms who died in Aquitaine and on the beaches of the Médoc.

As he participated in the rescue of Canadian seamen in 1944, he joined the Gironde Lifeguard Society and Government Medalist as a Medalist Rescuer, receiving the Silver Medal No. 82. 137 B for acts of rescue and devotion Peril Life, in 1975. He was an active member of the association, he was appointed Director of Historical Research of the society, he traced its history back to 1879, the society being created in 1853. In 1974, he was invited to participate in the Franco-Canadian commemorative ceremony for the 30th anniversary of the loss of the Athabaskan in 1944. The Canadian authorities awarded him the Universal Life Saving Medal for the rescue of April 29, 1944, the highest humanitarian distinction.

About the name

KÜHN: 
Research shows that the name can be associated with the German word Kunrat, which means descendant of Kühn, diminutive of Kunrat (bold, adviser): someone who was bold or fiery.

A bit of history about the registers

Initially, the Catholic clergy kept registers of the catholic baptisms to make certain whether those applying for ecclesiastical benefit were of legal age. The oldest register is that of GINRY (1303) in Saône-et-Loire, in the duchy of Burgundy. The parish priest recorded the sums received for marriages and deaths but, as it also recorded the names of poor people whose sacraments were dispensed free. This register can be considered as the first record of civil status that were written in France. In 1563, in order to control the families’ adherence to the Catholic religion, the church ordered parish priests to keep and preserve a register for all marriages, baptisms and deaths.

In 1614 Pope Paul V gave detailed forms, which were not used in France until 1623. From 1736 onwards, in all provinces of France, registers of catholicity were kept in duplicate.

 

Le voyage dans le passé d’Alfred Kühn – Chapitre 6

Une affiche où la France d’après-guerre 1949/50 cherche de la main-d’œuvre. C’est à cette période que mon père est embauché dans les mines de charbon.

Carte postal premier ouvrier de France

Devenez mineur
premier ouvrier de France

En 1979, mon père prend sa préretraite.

En 1980, au partage de la famille Brangier, après le décès de la grand-mère Brangier le 3 Avril 1979, d’un commun accord familial lors de la succession, ma mère, avec l’aide financière de mon père héritent de la maison de Carbon-Blanc.

En janvier 1986, nos parents nous font acte de donation de cette maison. Une partie de la maison, la plus ancienne, (de 1924) m’est attribuée, et l’autre partie, la plus récente, (une grange transformée en habitation par notre grand-mère en 1963/1965) est attribuée à ma sœur.

Après 8 années de préretraite, le 21 décembre 1987, ayant emmené sa voiture en révision à Bordeaux, mon père décède d’un arrêt cardiaque dans une des rues de cette ville. Il a vécu 64 ans ½ sur cette terre avec 4 années de guerre (2ème guerre mondiale 1939/1945) et 44 années ½ de travail.

Les activités qu’il avait hors de son travail étaient :
De faire de la photo, le développement de la photo qui était de la photographie noir et blanc.
Lorsque nous habitions à l’Hôpital dans les années 1950 à 1958 il faisait partie d’une association « le groupe Y.M.C.A. de l’Hôpital » Dans ce groupe mon père était chargé de s’occuper surtout des Allemands qui souhaitaient s’installer dans la région ou de repartir en Allemagne, il travaillait avec le Consulat d’Allemagne de Nancy. Il est chargé de mission de préparer les dossiers administratifs pour les émigrés allemands.

YMCA 2 1951

Recto de la carte de membre YMCA qui est énuméré dans le paragraphe

YMCA Kuhn 1951 A

Verso de la carte de membre YMCA qui est énuméré dans le paragraphe

YMCA L'Hopital A Kuhn

Mon père présente le fanion  de l’association YMCA

Par la suite il a travaillé avec le consulat d’Allemagne de Bordeaux lorsqu’il s’est établi à Carbon-Blanc, pour les recherches de ses anciens copains de la marine, qu’il a réussi à faire venir à Bordeaux pour des retrouvailles. Il a fait réhabiliter le cimetière marin de Berneuil en Charente maritime, où fut édifié avec le concours des municipalités une stèle à la mémoire de ses frères d’armes morts en territoire aquitain et sur les plages du Médoc.

Comme il a participé au sauvetage des marins canadiens en 1944, il entre à la société des sauveteurs de la Gironde et Médaillés du gouvernement à titre de Sauveteur médaillé, reçoit la Médaille d’argent n° 82. 137 B pour actes de sauvetage et dévouement Péril-vie, en 1975. Il était membre actif de l’association, il est nommé Directeur des recherches historiques de la société, il a remonté son histoire jusqu’en 1879, la société étant créée en 1853. En 1974, il est invité à participé à la cérémonie commémorative franco-canadienne du 30e anniversaire de la perte au combat de l’Athabaskan en 1944. Les autorités canadiennes lui décerneront pour le sauvetage du 29 avril 1944 la plus haute distinction humanitaire la médaille universelle de sauvetage.

KÜHN : Le nom Kühn est d’origine patronymique et caractéristique.
Les recherches montrent que l’on peut l’associer au mot allemand Kunrat qui signifie descendant de Kühn, diminutif de Kunrat (hardi, conseiller) : quelqu’un qui était hardi ou ardent.

Un peu d’historique sur les registres

Au départ, le clergé catholique tenait les registres de catholicité des baptêmes afin de savoir, avec certitude, si les personnes postulant pour un bénéfice ecclésiastique étaient majeures.
Le plus ancien registre est celui de GINRY(1303) en Saône-et-Loire, dans le duché de Bourgogne ;
Le curé y consignait les sommes reçues pour les mariages et les décès mais, comme il inscrivait aussi les noms des pauvres dont les sacrements ne lui avaient rien rapporté, on peut considérer ce registre comme le premier acte d’état-civil écrit en France.

En 1563, afin de contrôler l’appartenance des familles à la religion catholique, l’église ordonne aux curés de tenir et de conserver un registre des mariages, des baptêmes et des décès.

En 1614 le Pape Paul V donne des formulaires détaillés, qui ne sont utilisés en France qu’en 1623.
À partir de 1736, dans toutes les provinces de France, les registres de catholicité sont tenus en double exemplaire.

Die Reise in die Vergangenheit von Alfred Kühn – Kapitel 5

Mein Vater war jetzt 25 Jahre alt.

 

Die erste Grube, in die er einfuhr, war der Cuvelette-Schacht (Puits Cuvelette), wo er als Bergmann in der Nachtschicht eingeteilt wurde. Zur gleichen Zeit gab es in der Charente eine Art wichtige Veränderung. Mein Großvater Brangier hatte den Stadtrat verlassen und zog im November 1948 mit der ganzen Familie Brangier, mit meiner Mutter und mir nach Les Billaux, einer kleinen Gemeinde in der Nähe von Libourne, in der Gironde. Zu dieser Zeit war mein Vater weit entfernt von uns, da er im im Departement Moselle arbeitete. Im Dezember 1948 kam er zu uns nach Les Billaux die Familie konnte Weihnachten gemeinsam verbringen.

Bei dieser Gelegenheit Ende 1948, sah meine Mutter zum ersten Mal in ihrem Leben so viel Geld, das mein Vater auf dem Tisch ausgebreitet hatte. Mein Vater war sehr stolz darauf, ihr den Lohn zu geben, den er in den wenigen Wochen mit der Arbeit in der Grube verdient hatte.

Nach diesen wenigen Urlaubstagen und gemeinsamen Feiern musste mein Vater wieder zurück zu seiner Arbeit in der Grube in der Moselle. Jetzt wollte er auch eine Wohnung für uns zu suchen. Bei einem Friseurbesuch, erzählte er seine Geschichte, dass er eine Frau und ein Kind in der Charente hat und dass er nach einer Wonung suche, in der die kleine Familie zusammenleben konnte. Daraufhin bot der Friseur ihm ein Zimmer in seinem Haus an.

Unmittelbar nach dem Kriegsende und der Befreiung von der deutschen Besatzung, hatten alle Franzosen, die von ihren Räumlichkeiten dazu in der Lage waren, die Pflicht, ein Zimmer oder ein Schlafzimmer freizugeben, um amerikanische Soldaten unterzubringen. Als die Amerikaner abgezogen waren, vermieteten viele Familien ein Zimmer an Arbeiter, um der Familie so ein kleines zusätzliches Einkommen zu ermöglichen. Diese Mieter bzw. Untermieter wurden « Kostgänger » genannt. Mein Vater willigte also ein und mietete das angebotene Zimmer von der Familie Oyda. Es befand sich in L’Hôpital in der Rue de St. Avold 89. Es ist das kleine Haus auf der linken Seite, das auf dieser Postkarte zu sehen ist.

 

Meine Mutter und ich kamen dort am 3. Februar 1949 an. 9 Tage nach unserer Ankunft im Departement Moselle, am 12. Februar 1949, habe ich als Kind laufen gelernt. Wir blieben 4 Monate in dem Zimmer, bis zum Mai 1949.

Da die Wohnsituation sehr beengt waren suchten meine Eltern nach einer größeren Unterkunft bei der Firma H.B.L., da diese den Grubenmitarbeitern kostenlose Werkswohnungen zur Verfügung stellte, die verständlicherweise sehr begehrt waren.

Ein Freund schlug meinem Vater vor, er solle in eine der von der Grube beheizten Frei-Baracken ziehen. Nach reiflicher Überlegung entschieden meine Eltern: “Es gibt andere Familien, die so untergebracht sind; warum nicht auch wir? »

Am 15. Mai 1949 kamen wir in dieser Baracke an.

 

 

Das Lager Barrois in Merlebach war ein ehemaliges deutsches Gefangenenlager.

Dies ist eine Baracke für zwei Familien.

Die Baracke war in der Mitte geteilt, auf jeder Seite befand sich ein Eingang. Die Einrichtung für jede Wohnung bestand aus einem Bett und einem Eisenschrank, einem Tisch und vier Stühlen. Meine Eltern kauften sich einen kleinen gusseisernen Ofen, dessen Ofenrohr durch das Oberlicht des Fensters geführt wurde.

Eines Tages wurden meine Eltern von den ehemaligen Besitzern des Hauses in L’ Hôpital besucht. Mein Vater und meine Mutter schämten sich, sie in unserer Baracke zu empfangen und ihnen zu zeigen, wie sie lebten. Daraufhin bot ihnen diese Familie an, ihnen eine Zweizimmerwohnung im selben Ort zu vermieten. Meine Eltern willigten sofort ein und so kehrten wir im Oktober/November 1949 nach l’Hôpital zurück, wo wir bis Dezember 1956 wohnen blieben.

Am 1. Mai 1951 kam auf der Entbindungsstation des Gruben-Krankenhauses in Creutzwald, ein kleines Mädchen zur Welt: meine Schwester Roseline.

Das erste Mal, dass meine Eltern mit uns beiden Kindern in den Südwesten Frankreichs fuhren, war in den Ferien im Juli 1951. Wir trafen uns in Carbon-Blanc in der Gironde, wo meine Großeltern im Februar/März 1950 ein kleines Weingut gekauft hatten.

Erste Ferien in Carbon-Blanc

Nach einem Unfall konnte mein Vater nicht mehr im Bergwerk unter Tage arbeiten und bekam eine Arbeit über Tage zugeteilt. Vom 26. März 1962 bis zum 1. April 1963 arbeitete er im Vouters-Schacht über Tage. Er beschickte die Grubenwagen mit Arbeitsgeräten und Material, das am Kopf der Stollen des Bergwerks gebraucht wurde.

Da der Lohn für die Arbeit niedriger als für die Arbeit unter Tage war, bat er darum, wieder im Bergwerk arbeiten zu dürfen. Auf seinen Wunsch hin wurde er als Hauer im Reumaux-Schacht eingesetzt.

Am 29. Dezember 1970 beendete mein Vater nach einer Betriebszugehörigkeit von über 21 Jahren seine Arbeit bei der H.B.L. Er hatte zuletzt als (Bure-Fahrer) Schtapelfahrer gearbeitet.

Ein (Bure) Schtapel ist ein Fahrstuhl in einem kurzen Schacht, der zwei Sohlen eines Bergwerks miteinander verbindet. Über den Fahrstuhl werden die Wagen zwischen zwei Stollen transportiert und das Arbeitsgerät zu den Bergleuten an den Stollenköpfen gebracht.

In den Jahren 1970/1971 wurde die Kohleförderung in Frankreich zurückgefahren und H.B.L. ermunterte die älteren Arbeiter, in den Ruhestand zu gehen, den jüngeren Arbeitern wurde eine Umschulung angeboten. Mein Vater war damals erst 48 Jahre alt und entschied sich nach 21 Berufsjahren für das Ausscheiden verbunden mit einer Abfindungsprämie und dem Bezug von Sachleistungen. Dabei ließ er sich von zwei Gründen leiten:

Der erste Grund war, dass meine Eltern zu ihrer Tochter Roseline und ihrem Schwiegersohn ziehen wollten. Die hatten 1969 im Departement Moselle geheiratet und wohnten in Carbon-Blanc bei Großmutter Hortense Brangier, die inzwischen dorthin gezogen war. Meine Eltern verließen 1971 die Cité des Chênes, ihr Wohnviertel in Hombourg-Haut bei Freyming-Merlebach, und zogen zur Familie ihrer Tochter und meiner Großmutter.

Der zweite Grund war, dass meinem Vater 8 Jahre Berufsjahre für seinen Rente fehhlten: nicht als Arbeitszeit angerechnet wurden ihm 2 Jahre in der Lehre, 2 Jahre in der deutschen Marine und 4 Jahre als Kriegsgefangener. Um diese 8 fehlenden Jahre auszugleichen, musste er mindestens 2 Jahre in eine deutsche Rentenkasse einzahlen. Genau das tat er dann. Er ließ meine Mutter mit meiner Schwester in Carbon-Blanc und ging zum Arbeiten nach Deutschland. Vom März 1971 bis März 1973 arbeitete er als Lagerist bei der Firma Michelin in Homburg, Saar.

In den Osterferien 1973 machten meine Eltern einige Tage Urlaub in la Mongie, in den Pyrenäen. Dort lernten sie eine deutsche Familie kennen, mit denen mein Vater eine Unterhaltung auf Deutsch begann. Der angesprochene Mann war der stellvertretende Leiter des Ford-Autowerkes in Bordeaux. Er veranlasste, dass mein Vater von Juli 1973 bis 1979 in dem Werk als Lagerarbeiter angestellt wurde.

 

Fortsetzung folgt in Kapitel 6…

The Journey into the Past of Alfred Kühn – Chapter 5

My father was now 25 years old.

The first well in the mine he was assigned to was the Puits Cuvelette. He was hired as a labourer on the night shift. At the same time, in Charente, there was some kind of upheaval. My grandfather had left the town council and he moved with the whole Brangier family, with my mother and I, in November 1948. The move was to Les Billaux, a small commune near Libourne, in the Gironde. My father was still far away from us, in Moselle. However in December 1948, he was able to join us in Les Billaux and spend Christmas with the family.

It was then at the end of 1948 that my mother saw, for the first time, so much money on the table. My father was proud to give her the wages he had earned for the few weeks he had worked in the mines.

After these few days off, my father went back to Moselle to work and also to look for a place to live with us. While going to a hairdresser, he told him his story that he has a wife and a child in Charente and that he was looking for a place to bring us and live with him. This hairdresser offered him a room in his house.

At that time, since the liberation, the inhabitants had the obligation, for those who could, to free up a room or a bedroom to accommodate the American soldiers. Later on, many families had a room for workers who were boarders. This allowed these families to have additional income. This was called in German (ein Kostgägen). So my father agreed to rent this room from the Oyda family. It was located at 89, rue de St Avold in l’Hôpital. It is the little house on the left seen on this postcard.

 

My mother and I arrived there on February 3, 1949. I walked for the first time on February 12, 1949, 9 days after our arrival in Moselle. We stayed there for 4 months, from February to May 1949, in that room the Oyda family had rented to us.

But my parents were still looking for an accommodation with the H.B.L. company because these were allocated free of charge to the staff working in the mines and, therefore, were very much in demand.

A friend suggested to my father that he should come and live in one of the free barracks heated by the mines. After careful consideration, my parents thought: “There are other families who are housed like that; why not us? »

On May 15, 1949 we arrived in these barracks.

Camp Barrois in Merlebach was a former German prison camp.

This is a barrack for two families.

This barrack was shared in the middle, on each side with its entrance. The furnishings for each family were a bed and an iron cupboard, a table and four chairs. My parents bought a small cast-iron stove whose flue gas was channelled through the window fanlight.

One day, my parents were visited by the former owners of the house at l’Hôpital. My father and mother were ashamed to receive them and to show who they were living. This family then offered to rent them a two-room flat at the same address. They accepted and we returned to l’Hôpital in October/November 1949. We stayed there until December 1956. In the meantime, in the maternity ward of the mines in Creutzwald in the Moselle region of Germany, Roseline, a little baby girl was born on 1 May 1951.

The first time my parents went back to the south-west of France with their two children was in July 1951 for the holidays. It was in Carbon-Blanc in the Gironde where my grandparents had bought, in February/March 1950, a small wine-growing estate.

First holidays in Carbon-Blanc

Following an accident, my father was transferred from work at the bottom of the mine to a day shift. From 26 March 1962 to 1 April 1963, he worked at the Puits Vouters, as a daily labourer. He prepared the equipment in cars used at the bottom of the mine. Since the wages were not the same as the ones at the bottom, he asked to go back and work at the bottom. He was then transferred to the Puits Reumaux as a spiker.

On December 29th 1970, having a 21 years and 2 months seniority, he ended his career at the H.B.L. company as a bure driver. A bure is a small well between two floors where the material destined for the exploitation of the mine passes through.

In 1970/1971, the H.B.L. company encouraged the oldest workers to retire and the youngest one for reconversion. My father who was 48 years old and having 21 years of service, chose the reconversion with the purchase of benefits and a bonus. He took this decision to leave the H.B.L. company for two reasons:

The first reason was that my parents wanted to join their daughter Roseline and their son-in-law. They were married in 1969 in Moselle. They had settled in Carbon-Blanc at my Grandmother’s place. My parents moved in January 1971.They left la cité des chênes in Homboug-Haut in Moselle, to live with their daughter in Carbon-Blanc at our Grandmother  Mrs Brangier’s place.

The second reason was that my father had lost 8 years of professional life for his retirement: 2 years spent in apprenticeship, 2 years in the German navy and the 4 years as a prisoner of war. To recover those 8 lost years, he has to contribute at least 2 years to a German retirement fund. That’s what he did. He left my mother with his daughter in Carbon-Blanc and went to Germany. He was hired there as a storekeeper by Michelin in Homboug, in Saarland in March 1971 until March 1973.

For the Easter’s holidays in 1973, my father took a few days off in the Pyrenees, in Mongie. It was there that he met a German family. He began to speak in German with them. The man of that family was the deputy manager at the Ford factory in Bordeaux. He had him hired at Ford as a warehouseman from July 1973 until 1979.

To be continued in Chapter 6…